Compressions budgétaires au CISSS du BSL

Les élus municipaux expriment de vives inquiétudes

JOSÉ SOUCY

Dans une lettre transmise récemment aux quatre députés provinciaux de la région — dont le député de Côte-du-Sud Mathieu Rivest —, la Table régionale des élus municipaux du Bas-Saint-Laurent (TREMBSL) exprime de vives inquiétudes quant à la demande adressée au CISSS du Bas-Saint-Laurent de compresser un déficit de 34 M$ d’ici le 31 mars 2025. La TREMBSL estime qu’une compression de cette envergure en seulement quatre mois ne peut être réalisée sans affecter les services à la population.

On croit en effet qu’en matière de réductions budgétaires dans le secteur de la santé, il est essentiel de protéger en priorité les territoires les plus vulnérables tels que le Bas-Saint-Laurent, mais aussi l’ensemble des régions de l’Est-du-Québec. Les élus sollicitent ainsi une révision du gouvernement concernant ses exigences pour cette région, et demandent du même souffle que le CISSS du Bas-Saint-Laurent puisse étaler sur une période prolongée la suppression de son déficit accumulé.

« Le Bas-Saint-Laurent a une population vieillissante (28 % des habitants sont âgés de 65 ans et plus), ce qui la rend particulièrement dépendante des services de santé. De plus, les grandes distances et les pénuries de personnel rendent déjà l’accès aux soins difficile, et une compression budgétaire accentuerait ces inégalités », déclare Bruno Paradis, président de la Table régionale.

Une grande partie des localités du Bas-Saint-Laurent connaît également des conditions économiques difficiles, ce qui influencerait négativement, selon les élus, la santé des populations. « La région enregistre des taux plus élevés de maladies chroniques, de troubles de santé mentale, de tentatives de suicide, et d’accidents de la route. Ces facteurs rendent les populations encore plus vulnérables à des réductions de services de santé », ajoute M. Paradis.

Rivest réagit
Contacté par Le Placoteux, le député caquiste de Côte-du-Sud Mathieu Rivest comprend quant à lui qu’il y ait une certaine inquiétude, mais il croit toutefois qu’il appartient au CISSS du Bas-Saint-Laurent de respecter le budget alloué.

« Depuis 2018, le budget de la santé est passé de 40 G$ à 60 G$, une augmentation de 50 %. Malgré ces hausses, dans les dernières années, certains établissements ont malheureusement dépensé plus que le budget alloué, et c’est ce qui s’est passé avec le CISSS du Bas-Saint-Laurent. Ce qu’on demande aux établissements, c’est de respecter leur budget et d’éviter les déficits, tout en maintenant les services aux citoyens. L’une des façons d’y arriver est de mieux faire les choses au niveau administratif. Nous devons nous assurer que les Québécois puissent en avoir pour leur argent », conclut-il.

Bruno Paradis. Photo : Courtoisie

Cégep de La Pocatière

Note parfaite en soins infirmiers

Le Cégep de La Pocatière célèbre une étape marquante pour son programme de Soins infirmiers. Les six finissantes de la cohorte 2024 ont toutes obtenu un taux de réussite parfait à l’examen de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ), démontrant ainsi la qualité de la formation offerte dans cet établissement.

« Nous sommes très fiers de ce résultat, et tenons à féliciter nos diplômées! », affirme Annie Fortin, directrice des études au Cégep. Elle souligne également l’importance de la formation collégiale dans le domaine de la santé. « Ces résultats confirment la pertinence du diplôme d’études collégiales en Soins infirmiers. »

Le succès repose en grande partie sur le travail de l’équipe enseignante et des techniciens en travaux pratiques, qui accompagnent de près les étudiantes tout au long de leur parcours. La proximité entre le personnel et les étudiantes est citée comme un facteur clé de cette réussite. En plus des cours théoriques, les stages effectués dans les Centres intégrés de santé et de services sociaux du Bas-Saint-Laurent et de Chaudière-Appalaches ont permis aux finissantes de se familiariser avec diverses clientèles, et de se préparer à intégrer le marché du travail.

Ces collaborations fructueuses ont non seulement enrichi les apprentissages des étudiantes, mais ont également renforcé les liens entre le Cégep et le milieu hospitalier régional, contribuant à une meilleure adéquation entre la formation et les besoins réels du marché.

Les finissantes de cette année, qui ont désormais rejoint les rangs des professionnelles en soins infirmiers, sont la preuve tangible de l’efficacité du programme. Leur succès met en lumière le rôle essentiel de la formation collégiale dans le domaine de la santé, et renforce la réputation du Cégep de La Pocatière comme un établissement de premier choix pour les aspirantes infirmières. (M.L.)

Les six finissantes de la cohorte 2024 ont toutes obtenu une note parfaite. Photo : Cégep de La Pocatière